Interclubs au tennis : comment marchent les championnats
Publié le 9 juillet 2026 · mis à jour le 22 octobre 2026
Passez de la lecture au terrain
Voir les tournois à venirJouer pour son club, avec un capitaine et des coéquipiers qui vous encouragent depuis le bord du court : les interclubs sont une autre façon de faire de la compétition. Le fonctionnement par équipes a ses propres règles, assez différentes du tournoi individuel. Voici comment il marche et comment y participer.
Le principe : des équipes, des divisions, des montées et des descentes
Les championnats par équipes sont organisés en pyramide. À la base, les divisions départementales, accessibles à la plupart des clubs. Au-dessus, les divisions régionales, gérées par les ligues. Au sommet, les championnats de France, où évoluent les meilleures équipes du pays.
Chaque équipe est engagée dans une division et y dispute une phase de poule contre d’autres clubs de niveau comparable. À la fin de la saison, les meilleures équipes de chaque poule montent dans la division supérieure, les dernières descendent. On construit donc quelque chose sur plusieurs saisons.
Un club engage souvent plusieurs équipes (équipe 1, équipe 2, équipe 3…) dans des divisions différentes, ce qui permet à des joueurs de niveaux variés de participer. Il existe aussi des championnats par catégorie d’âge, chez les jeunes et chez les seniors plus.
Le calendrier dépend de la ligue et du championnat. Beaucoup de championnats seniors se jouent au printemps, mais d’autres ont lieu à l’automne ou en hiver, et les championnats seniors plus ou jeunes peuvent suivre leur propre calendrier. Votre club ou votre capitaine connaît les dates de votre championnat.
Le déroulement d’une rencontre : simples et doubles
Une journée d’interclubs oppose deux clubs lors d’une « rencontre » composée de plusieurs matchs : des simples, puis un ou plusieurs doubles. Dans les championnats fédéraux, chaque équipe marque un point par partie gagnée, et l’équipe qui totalise le plus de points remporte la rencontre.
Les simples se jouent par ordre de classement : le numéro 1 de chaque équipe s’affronte, puis les numéros 2, et ainsi de suite. Le nombre de simples et de doubles varie selon le championnat et la division : certains formats comptent quatre simples et deux doubles, d’autres moins. Le règlement de votre championnat fixe le format exact.
Une rencontre occupe souvent une bonne partie de la journée, fréquemment le week-end. On joue son match, puis on reste encourager ses coéquipiers. Dans beaucoup de clubs, la rencontre se termine autour d’un repas ou d’un verre avec l’équipe adverse, mais c’est une habitude, pas une règle.
Qui joue ? Composition d’équipe et classement du jour
C’est le capitaine qui compose l’équipe pour chaque journée, en fonction des classements et des disponibilités. Une règle structure tout : les joueurs doivent être alignés selon la hiérarchie de leur classement de simple. Le mieux classé joue en simple 1, le moins bien classé en dernière position, et la paire la plus forte est placée en double 1 (Règlements sportifs FFT 2027, art. 81.3 et 107.2). On ne peut donc pas « cacher » un joueur fort en bas de l’ordre.
Le classement qui compte est celui du jour de la rencontre. Les classements étant calculés et publiés chaque mois (art. 43), l’ordre de votre équipe peut changer d’une journée à l’autre : un joueur qui monte au classement du mois peut passer devant un coéquipier. Le règlement fédéral le dit clairement : les classements « seront actualisés lors de chaque parution du classement mensuel », et il revient au joueur et à son club d’en tenir compte pour composer l’équipe (art. 81.3). Si vous montez en cours de saison, prévenez votre capitaine.
En double, la force d’une paire se mesure par l’addition des points attribués au classement de chaque joueur, le total le plus bas étant la paire la plus forte (art. 41.3). Les joueurs de double peuvent être différents des joueurs de simple (art. 107.3).
Quand un club a plusieurs équipes, des règles encadrent les allers-retours entre elles. C’est le principe du « brûlage » : un joueur qui a disputé des rencontres avec une équipe supérieure peut ne plus être autorisé à jouer avec une équipe inférieure (art. 84 à 87 pour les championnats de France). L’objectif est d’empêcher un club de renforcer son équipe 2 avec les joueurs de l’équipe 1 au moment décisif. Autre règle utile : quand deux équipes d’un même club jouent le même week-end dans le même championnat, un joueur ne peut pas jouer dans les deux (art. 107.1).
Les modalités précises (nombre de joueurs, brûlage, joueurs autorisés selon le classement) dépendent du règlement de chaque championnat. Le capitaine s’assure que la composition est conforme, mais connaître ces principes vous évite des surprises.
Comment intégrer une équipe de son club
La démarche est simple : parlez-en à votre capitaine, au référent compétition ou à l’enseignant de votre club. Les clubs cherchent souvent des joueurs fiables, en particulier pour leurs équipes inférieures.
Il faut une licence qui permet la compétition, c’est-à-dire la licence Club FFT, ou une licence hors club rattachée à un club pour les épreuves par équipes (art. 5.2.a). Côté niveau, quand un club engage plusieurs équipes, il y a souvent une place qui correspond à votre classement, y compris pour des joueurs non classés ou de 5e et 4e série. Cela dépend toutefois du nombre d’équipes de votre club.
Ce qu’on attend surtout de vous, c’est de la fiabilité. Une équipe compte sur ses joueurs : annoncez vos disponibilités en début de saison, bloquez les dates du championnat et prévenez tôt en cas d’empêchement.
Interclubs et classement FFT : des matchs qui comptent
Les matchs d’interclubs ne sont pas des matchs amicaux : ce sont des compétitions homologuées. Vos victoires et défaites en championnat par équipes entrent dans le calcul de votre classement individuel, à la date de la rencontre (art. 35.2.b). Vos victoires en double comptent aussi, sous forme de bonus ajouté à votre bilan de simple (art. 38 bis-3).
Les interclubs vous offrent donc plusieurs matchs officiels dans la saison, contre des adversaires placés au même rang que vous dans leur équipe : les numéros 1 se rencontrent, puis les numéros 2, etc. Une nuance : le poids d’une victoire dans le calcul dépend de coefficients fixés selon le type de compétition, le format et la catégorie d’âge (art. 9.2). Une victoire en interclubs compte, mais pas forcément avec le même coefficient qu’en tournoi. Le guide sur le calcul du classement détaille le mécanisme.
Interclubs ou tournois individuels : faut-il choisir ?
Les deux formules n’offrent pas la même expérience. En tournoi, vous choisissez la date, le lieu et le format, et vous jouez tant que vous gagnez. En interclubs, les dates sont fixées, le capitaine décide qui joue, et vous ne choisissez pas votre adversaire. En contrepartie, vous avez des coéquipiers, un capitaine qui peut vous conseiller aux changements de côté et entre les manches (Règles du jeu, règle 30), et la pression particulière de jouer pour le club.
En pratique, les deux se combinent bien : les interclubs pendant la période de votre championnat, les tournois le reste de la saison ou les week-ends libres. Une fois le calendrier de votre championnat connu, la recherche de tournois permet de filtrer par date et par lieu pour trouver des tournois qui ne tombent pas sur vos journées d’interclubs. Le guide pour planifier sa saison aide à répartir les deux.
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