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Pluie en tournoi de tennis : interruption, report, reprise

Publié le 4 juillet 2026 · mis à jour le 21 octobre 2026

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Un orage en plein troisième set, une convocation annulée au dernier moment : la pluie fait partie de la vie des tournois en extérieur. La réponse courte : c’est le juge-arbitre qui arrête et relance le jeu, le score est conservé, et c’est à vous de vous tenir informé de votre nouvel horaire. Le reste dépend de la durée de l’interruption et des solutions dont dispose le club.

Qui décide d’interrompre le jeu ?

Sur le court, le juge-arbitre peut interrompre ou arrêter le jeu en raison de l’obscurité, des conditions météorologiques ou de l’état du terrain (Règles du jeu, annexe VI « Rôles respectifs des officiels »). Si le match a un arbitre de chaise, celui-ci peut suspendre provisoirement le jeu quand le court devient dangereux, mais il doit en référer aussitôt au juge-arbitre, qui confirme l’interruption ou fait reprendre (règlements sportifs, art. 26.M). Ni vous ni votre adversaire ne décidez seuls.

L’organisation du tournoi, elle, revient au comité de tournoi, c’est-à-dire au club organisateur. C’est lui qui prend les mesures pour terminer le tournoi dans les délais, notamment en utilisant des courts d’une autre surface, couverts ou non, si les courts prévus sont inutilisables (art. 74). Il peut aussi passer à un format de match plus court pour jouer davantage de matchs dans une journée (même article). Le juge-arbitre applique ensuite cette ligne de conduite dans sa programmation.

Dès les premières gouttes, la vraie question est l’état du terrain. Une averse légère sur terre battue n’arrête pas forcément le jeu ; un court en dur mouillé devient vite glissant. Si vous estimez que le court est dangereux, faites venir le juge-arbitre plutôt que de continuer en prenant un risque. Et ne quittez pas le court de votre propre initiative : c’est lui qui constate l’interruption.

Match interrompu : on reprend là où on s’était arrêté

Un match interrompu ne repart pas de zéro. Selon les Règles du jeu, « le score reste acquis et les joueurs reprennent les mêmes positions ». Si vous meniez 6-4, 3-2, 30-15 au moment de l’arrêt, c’est exactement cette situation que vous retrouverez.

Deux conséquences pratiques :

  • notez le score au moment de l’arrêt et confirmez-le avec votre adversaire et le juge-arbitre avant de quitter le court, surtout si la reprise risque d’avoir lieu le lendemain ;
  • restez en condition de rejouer : une interruption peut durer vingt minutes comme trois heures. Gardez vos affaires à portée de main, restez au sec, mangez et buvez comme si la reprise était proche.

L’échauffement à la reprise

Pour les matchs avec arbitre de chaise, le règlement est précis : à la reprise, l’échauffement dure 5 minutes, sauf si le match reprend sur le même court après une interruption de moins de 15 minutes, auquel cas il n’y a pas d’échauffement (art. 26.5.b). Sans arbitre de chaise, demandez au juge-arbitre ce qu’il prévoit avant de reprendre.

Un match fini le lendemain compte-t-il dans la journée ?

Cela dépend de sa longueur. Si la fin d’un match interrompu la veille dépasse 15 jeux, elle compte comme un match entier dans le nombre de matchs autorisés ce jour-là (art. 13.5). Si elle ne dépasse pas 15 jeux, le repos avant votre match suivant peut être réduit à 30 minutes (art. 14.2). Exemple : vous terminez le samedi matin un match arrêté le vendredi soir à 4-3 au troisième set ; vous pouvez être programmé pour le tour suivant 30 minutes plus tard.

Report : à vous de connaître votre nouvel horaire

Quand la journée est trop perturbée, le juge-arbitre reprogramme les matchs : plus tard dans la journée, le soir ou un autre jour. Le règlement est clair sur la répartition des rôles : « Il appartient au joueur de se renseigner lui-même sur le jour et l’heure de sa convocation » (art. 79.7). Un appel ou un SMS du juge-arbitre est courant, mais ce n’est pas une garantie.

Par météo instable, vous avez donc intérêt à :

  • vérifier régulièrement vos messages et vos appels, y compris les numéros inconnus ;
  • consulter vous-même la programmation affichée ou publiée par le tournoi ;
  • signaler tôt vos vraies contraintes de disponibilité plutôt que de les découvrir au moment de la nouvelle convocation.

Ne pas se présenter à une nouvelle convocation vous expose au forfait, et un forfait sans motif valable peut être sanctionné (art. 79.7). Si la nouvelle date vous pose un vrai problème, dites-le tout de suite au juge-arbitre : c’est lui qui verra s’il a une marge de manœuvre.

Combien de temps un tournoi peut-il déborder ?

En cas de mauvais temps, un tournoi peut continuer au-delà de ses dates prévues, mais cette prolongation ne peut en aucun cas dépasser 2 jours (art. 72.3). Si vous avez un tournoi qui se termine un dimanche, gardez donc un œil sur le lundi et le mardi lorsque la météo a été mauvaise. Si le tournoi ne peut finalement pas aller à son terme, l’organisateur rembourse les droits d’engagement des joueurs qui n’ont disputé aucun match (art. 79.9).

Repli en salle ou changement de surface

Beaucoup de clubs ont des courts couverts. En cas de pluie durable, le comité peut faire jouer des matchs sur une autre surface, couverte ou non (art. 74) : passer de la terre battue extérieure à un dur couvert, par exemple. Les matchs peuvent aussi être déplacés dans un autre club, mais seulement si le club organisateur l’a signalé dans sa demande d’homologation (art. 70.1).

Refuser de jouer parce que la surface de repli ne vous convient pas vous exposerait à un forfait. Le bon réflexe : prévoir dans votre sac une paire de chaussures adaptée au dur, et regarder dès l’inscription si le club dispose de courts couverts. C’est un critère qui peut entrer dans votre choix de tournoi au même titre que les dates ou la distance.

Terre battue après la pluie : jouable ou pas ?

Une terre légèrement humide reste souvent jouable. Une terre détrempée devient lourde, glissante, et les rebonds deviennent irréguliers : le jeu s’arrête. Une fois la pluie passée, la terre battue sèche souvent assez vite, surtout avec du vent ou du soleil, et le club peut accélérer la remise en état. Une interruption sur terre ne signifie donc pas forcément un report au lendemain : restez sur place et joignable, la reprise peut être annoncée plus tôt que prévu.

Anticiper la météo quand on s’inscrit

  • Évitez de prévoir un match en extérieur juste avant un impératif fort (train, travail, garde d’enfants). Une heure d’interruption peut suffire à tout décaler.
  • Gardez de la marge dans votre agenda les jours de convocation, et si possible le lendemain.
  • Quand la météo s’annonce instable, préférez les tournois qui disposent de courts couverts.
  • Apportez de quoi attendre : vêtements secs, eau, en-cas, chargeur de téléphone.

Avant de quitter le club un jour de pluie, vérifiez trois choses : le score noté et confirmé, l’heure à laquelle vous devez revenir ou vous renseigner, et le moyen de joindre le juge-arbitre. Pour le reste, c’est lui qui décide.

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