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Tennis féminin : tournois, classement et reprise

Publié le 10 juillet 2026 · mis à jour le 22 octobre 2026

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Vous vous êtes inscrite à un tournoi, et quelques jours avant le début, le simple dames a été fusionné avec une autre catégorie, ou a disparu. Ce n’est pas un hasard propre à ce club. Les femmes représentent environ 30 % des licenciés tennis selon les chiffres 2025 de la FFT, et une épreuve seniors n’est valable qu’avec au moins 4 joueuses (contre 8 joueurs chez les messieurs). Quand les inscriptions sont rares, l’organisateur doit s’adapter.

Ce guide part de ces situations concrètes : choisir un tournoi qui aura vraiment lieu, reprendre après une longue pause ou une grossesse, et utiliser les formats qui garantissent du temps de jeu.

Pourquoi un tableau dames est regroupé ou annulé

Le comité de tournoi « arrête sans recours la liste des joueurs admis à participer ; le nombre des participants à une épreuve seniors doit être au minimum de 8 pour les messieurs et de 4 pour les dames » (Règlements sportifs FFT 2027, art. 74).

Le seuil est donc plus bas pour les dames, ce qui aide. Mais il reste un seuil : avec trois inscrites dans une épreuve, celle-ci ne peut pas se tenir telle quelle. L’organisateur peut alors regrouper des plages de classement dans une même épreuve, ou la supprimer. Ces choix lui appartiennent ; le règlement ne fixe que le minimum.

Ce que vous pouvez faire avant de vous inscrire :

  • Appelez ou écrivez au juge-arbitre pour savoir combien d’inscrites il compte déjà dans votre épreuve.
  • Regardez les éditions précédentes du tournoi, si elles sont visibles : un club qui a rempli son tableau dames plusieurs années de suite a de bonnes chances de le remplir encore. C’est un indice, pas une garantie.
  • Demandez ce qui est prévu si l’épreuve ne se joue pas. Le règlement impose le remboursement des droits aux joueurs qui n’ont pas joué si le tournoi ne va pas jusqu’à son terme (art. 79.9), mais il ne dit rien du cas d’une épreuve supprimée faute d’inscrites. Mieux vaut poser la question.

Un tableau resserré a aussi une conséquence de jeu : vous pouvez rencontrer dès votre premier match une joueuse plusieurs échelons au-dessus de vous. Une victoire contre elle compte comme une performance. Une défaite contre une joueuse classée au-dessus de l’échelon auquel votre bilan est calculé n’entre pas dans les défaites qui réduisent le nombre de victoires retenues. Le mécanisme est détaillé dans le guide calcul du classement FFT.

Un classement, deux échelles en haut

Femmes et hommes ont le même système de classement, calculé et publié chaque mois (art. 43). Les échelons sont identiques de NC jusqu’à -15. Ils ne diffèrent qu’au sommet, où les places numérotées sont moins nombreuses chez les dames : Top 60 et Top 40 en 2e série, puis Top 20 en 1re série, contre Top 100, Top 60 et Top 30 chez les messieurs (art. 40).

Pour la plupart des joueuses de club, l’échelle utile commence en 5e série, créée en juillet 2025 : 40/2 après 4 victoires sur douze mois, puis 40/1 après 8 victoires, avant la 4e série (40, puis 30/5 à 30/1). Beaucoup d’épreuves sont limitées à une plage de classement, par exemple « NC à 30/1 » : c’est ce qu’on appelle souvent les épreuves de séries limitées. Le guide sur l’échelle des classements présente chaque série.

Reprendre après plusieurs années d’arrêt

On imagine souvent qu’après des années sans jouer, le classement est retombé tout seul à un niveau « facile ». Ce n’est pas comme ça que fonctionne le règlement.

La descente est limitée. Un licencié classé ne peut pas descendre de deux échelons en moins de douze mois (art. 38 ter-2.a). Sans match de simple homologué, la descente est encore atténuée : un échelon au plus tous les douze mois, avec des périodes où le classement est gelé (au-delà de 24 mois et de 48 mois d’inactivité, art. 38 ter-2.b). Après une longue pause, vous pouvez donc garder un classement proche de celui que vous aviez à l’arrêt, alors que votre niveau a baissé.

Le statut ND. Si vous avez été classée au moins 30/2 et que vous n’avez disputé aucun match de simple homologué pendant plusieurs saisons, vous obtenez le statut « ND » (non déterminé). Le règlement 2027 parle de « 5 années sportives » à l’article 38.1.a et d’une « septième année sportive » à l’article 38 ter-2.b : en cas de doute sur votre situation, vérifiez votre fiche Ten’Up ou interrogez votre ligue. Avec ce statut, vous devez demander un reclassement à votre ligue avant de rejouer : sans cette demande, aucune compétition homologuée n’est possible (art. 38.1.a).

Le reclassement. Il se demande vous-même via Ten’Up, ou par votre club, votre enseignant ou le juge-arbitre. La commission attribue un classement à partir de votre historique et de vos résultats, sans pouvoir dépasser le meilleur classement que vous avez jamais obtenu (art. 38.1). Même sans statut ND, une joueuse qui a peu joué et estime que son classement ne reflète plus son niveau peut demander un reclassement ; en cours de saison, un reclassement selon le niveau de jeu doit représenter au moins deux échelons (art. 38.1.a et 38.1.c).

Après une blessure ou une maladie. Si vous avez arrêté au moins 5 mois, dont 12 semaines consécutives, dans les douze derniers mois, et que vous êtes descendue d’un échelon à cause de cet arrêt, vous pouvez retrouver votre ancien échelon après 2 victoires contre deux joueuses différentes à ce classement ou au-dessus en 3e ou 4e série, 3 contre trois joueuses différentes en 2e série non numérotée, 5 pour une joueuse numérotée (art. 38.1.b).

Maternité : le classement peut être bloqué

La règle tient en une phrase : « les joueuses licenciées sur l’année sportive en cours qui, en raison d’une maternité, arrêtent la compétition, sont susceptibles de bénéficier d’une mesure de blocage de leur classement » (art. 38 ter-1).

Deux mots comptent dans cette phrase. « Licenciées sur l’année sportive en cours » : il faut être licenciée la saison de l’arrêt. « Susceptibles » : le blocage n’est pas automatique. Le règlement ne détaille pas la procédure ; adressez-vous à votre club ou à votre ligue dès l’arrêt de la compétition, plutôt qu’au moment de reprendre. La stratégie de féminisation de la FFT mentionne aussi un programme « Tennis & Maternité » promu par les ligues, sans en préciser le contenu dans ce document.

Les formats qui garantissent des matchs

Dans un petit tableau à élimination directe, une défaite au premier tour signifie une journée pour un match. D’où l’intérêt des formats qui garantissent du temps de jeu.

Le TMC (tournoi multichances) garantit à chaque participante « un nombre défini de matchs », par une succession de tableaux de classement. Le tableau principal compte au plus 32 joueuses, de préférence 4, 8, 16 ou 32, et le tournoi ne peut pas durer plus de 4 jours consécutifs (art. 51 bis). La stratégie de féminisation 2025-2028 de la FFT prévoit de pérenniser des circuits régionaux de TMC dames ; leur existence et leur forme dépendent de votre ligue. Le guide sur le TMC explique le fonctionnement des tableaux.

Les Raquettes FFT sont une épreuve féminine par équipes, présentée comme une animation conviviale. D’après les règlements publiés par des comités (comité de Paris, saison 2022 ; comité du Rhône, édition 2025), elle est non homologuée, réservée aux joueuses de NC à 30/4 n’ayant jamais été classées 30/3 ou mieux, et chaque rencontre comprend deux simples et un double, avec des balles intermédiaires. Elle se joue par phases (club, comité, ligue, finale nationale). Comme elle n’est pas homologuée, elle ne compte pas pour le classement : c’est une façon de reprendre goût au match sans enjeu. Les conditions de la saison en cours sont fixées par votre comité.

Double dames, double mixte, simple mixte

Le double est souvent la porte d’entrée la plus douce : la pression se partage et les points s’enchaînent. Il compte aussi pour le classement de simple : chaque victoire en double ajoute un bonus, et une défaite en double n’est pas prise en compte (art. 38 bis-3). Le guide sur le double détaille le calcul.

En double mixte, une règle concerne directement les joueuses : au point décisif, c’est la joueuse ou le joueur du même sexe que le serveur qui reçoit (Règles du jeu, décompte « No-Ad »).

Le simple mixte existe aussi dans les compétitions homologuées, « si le règlement de l’épreuve le prévoit » (art. 8.5). La FFT indique vouloir développer des épreuves de simple mixte en 4e et 3e série. C’est encore rare : si un tableau dames manque d’inscrites, il peut valoir la peine de regarder si le tournoi propose cette option.

Débuter la compétition à l’âge adulte

On peut commencer la compétition à l’âge adulte, à 25, 40 ou 55 ans. Un parcours raisonnable, qui relève du conseil :

  1. Des matchs au club ou en interclubs, pour apprendre à compter, à s’échauffer et à annoncer ses balles.
  2. Un premier TMC ou une épreuve limitée aux NC et à la 5e série, où les niveaux sont proches et où l’on joue plusieurs fois.
  3. Un tournoi classique une fois ces habitudes prises.

Avant le premier match, deux règles valent pour toutes : présentez une pièce d’identité avec photo et votre attestation de licence au juge-arbitre (art. 79.3), et renseignez-vous vous-même sur votre horaire de convocation (art. 79.7). Si vous avez 35 ans ou plus, les épreuves seniors plus sont aussi une option : le guide des catégories seniors plus les présente.

Choisir un tournoi qui aura lieu

Pour trouver une épreuve dames qui a de bonnes chances de se jouer, filtrez la recherche de tournois sur la discipline Simple dames ou Double dames, votre classement et un rayon raisonnable. Pour jouer plusieurs matchs, regardez en priorité les TMC. Puis, avant de payer, posez au juge-arbitre la question qui compte : combien d’inscrites dans mon épreuve ?

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